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Maïka Desnoyers se vide le coeur et elle se porte à la défense des premiers acheteurs


PUBLICATION
Cimon Asselin
26 octobre 2025  (10h16)
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Maïka Desnoyers
Crédit photo: Instagram

Pour plusieurs Québécois, trouver une maison unifamiliale est devenu un véritable casse-tête. Les visites libres s'enchaînent, les offres affluent en rafale, et les prix montent en flèche comme dans une vente aux enchères déguisée.

Ce phénomène, de plus en plus répandu, fait grimper la frustration des acheteurs - surtout celle des jeunes familles et des premiers acheteurs.
Selon la courtière immobilière Maïka Desnoyers, qu'on connaît aussi comme animatrice de l'émission Vendre ou rénover, le marché actuel est « zéro plaisant ».
En entrevue à l'émission La Commission au 98,5 FM, elle a décrit une réalité où les émotions prennent souvent le dessus sur la raison.
Les acheteurs multiplient les offres sans succès, et chaque refus devient une déception de plus à encaisser.
Le fonctionnement est souvent le même : les courtiers organisent une visite libre, puis annoncent une période fixe pour soumettre les offres, habituellement dans les 48 heures suivantes.
Ce délai, censé être équitable, transforme plutôt le processus en compétition féroce.
Les acheteurs, pris de panique à l'idée de tout perdre, finissent par dépasser leur budget pour espérer décrocher la propriété.
Ce climat de surenchère n'aide personne, selon Desnoyers. Les vendeurs y gagnent, certes, mais les acheteurs, eux, s'épuisent émotionnellement et financièrement.
Les premières maisons, souvent synonymes de rêve et de stabilité, deviennent presque inaccessibles.

Maïka Desnoyers expose des conséquences bien réelles pour les premiers acheteurs

Les premiers acheteurs sont les plus durement touchés. Plusieurs d'entre eux doivent composer avec des taux d'intérêt élevés, une mise de fonds importante et des prix qui ne cessent de grimper.
Résultat : beaucoup finissent par abandonner ou se rabattent sur des logements plus petits, souvent loin des centres urbains.
Le problème s'étend désormais à plusieurs régions du Québec, où les maisons reçoivent parfois plus d'une dizaine d'offres en quelques jours.
Ce contexte alimente la tension sur le marché et accentue les inégalités entre ceux qui peuvent suivre la cadence et les autres.
Alors que les institutions financières et les experts appellent à une meilleure régulation des pratiques de mise en vente, plusieurs familles espèrent simplement que la frénésie immobilière finira par redescendre.
En attendant, acheter une maison ressemble de plus en plus à un marathon émotionnel, où seul le plus rapide - ou le plus fortuné - franchit la ligne d'arrivée.
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