Au Québec, une situation insolite atterrit devant la Cour
Crédit photo: Radio-Canada
Une chicane de voisinage prend une ampleur inattendue au Lac Saint-Joseph où une femme veut faire cesser le bruit des perroquets d'un voisin, une histoire qui mêle tranquillité recherchée et animaux exotiques en liberté.
La demanderesse affirme vivre un stress constant depuis les vols répétés des oiseaux, alors que la propriétaire assure que les cris restent brefs et naturels.
Cette tension alimente depuis plusieurs mois un débat où s'entrechoquent droit à la paix, respect de la nature et cohabitation dans une zone de villégiature.
Les perroquets et le voisinage deviennent le coeur du litige
La dame, nouvellement résidente à temps plein, décrit des journées rythmées par des cris perçants qui briseraient toute tentative de repos et transformeraient un lieu censé être refuge en source d'angoisse.
Son conjoint partage cette impression, affirmant qu'ils auraient réduit leurs séjours avant de s'y installer définitivement en raison du bruit persistant.
Le couple demande une injonction pour limiter le vol libre des oiseaux autour du lac et réclame une compensation financière pour les dommages émotionnels et l'atteinte à leur qualité de vie.
La propriétaire des perroquets, elle, parle d'une réaction démesurée, soutenant que les oiseaux parcourent de longues distances sans stagner autour des maisons et que leurs cris marquent surtout les départs et les retours.
Elle explique qu'ils sont équipés de puces permettant de suivre leurs déplacements afin de rassurer les résidants curieux ou inquiets de leur présence.
Selon elle, la majorité du voisinage apprécie de voir les ara colorés évoluer dans le ciel, un spectacle rare qui ajouterait une touche de magie aux journées d'été.
Le conflit ouvre une réflexion plus large sur la cohabitation entre humains et animaux exotiques dans des secteurs habités où les règles municipales ne prévoient pas toujours des cas aussi particuliers.
Plusieurs résidents de zones rurales ou de villégiature admettent que le retour à la nature implique parfois des bruits inattendus, mais certains jugent légitime de demander des limites lorsque la situation affecte le bien-être.
La Cour devra déterminer si les cris des perroquets constituent une nuisance réelle ou s'ils font partie d'une cohabitation raisonnable avec l'environnement.
La décision pourrait créer un précédent, car les litiges impliquant des oiseaux exotiques en liberté demeurent rares au Québec et soulèvent des enjeux de responsabilité difficiles à baliser.
D'ici là, les deux camps poursuivent leurs démarches, espérant chacun retrouver une forme de paix, que ce soit en laissant les oiseaux sillonner le ciel ou en ramenant le silence autour de leur demeure.
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| SONDAGE |
24 NOVEMBRE | 66 RÉPONSES Au Québec, une situation insolite atterrit devant la Cour Perroquets au Lac Saint-Joseph : qui a raison selon vous ? |
| Voisin dérangé | 11 | 16.7 % |
| Proprio oiseaux | 14 | 21.2 % |
| Cohabitation possible | 20 | 30.3 % |
| Silence d'abord | 21 | 31.8 % |
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