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Les demandes de pourboires explosent et les Québécois n'en peuvent plus


PUBLICATION
Maryse Savard
2 décembre 2025  (11h35)
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Radio-Canada
Crédit photo: Radio-Canada

Les demandes de pourboire se multiplient au Québec et plusieurs consommatrices et consommateurs disent ressentir une pression constante dans les commerces, ce qui alimente un exaspération grandissante envers un système devenu envahissant.

Le rapport d'Option consommateurs relance fortement le débat sur les limites de cette pratique.
Selon cette nouvelle analyse, les Québécois sont sollicités entre vingt et trente fois par mois pour laisser un pourboire, ce qui crée une fatigue évidente chez plusieurs.
Les terminaux de paiement affichent désormais des choix souvent élevés et les gens se sentent poussés à refuser un geste qu'ils faisaient pourtant spontanément il y a quelques années.
Option consommateurs souligne que la loi adoptée cette année, qui impose d'afficher l'option sans pourboire de manière équivalente et exige un calcul avant taxes, n'a pas suffi à corriger la pression psychologique exercée au moment du paiement.
L'avocat Alexandre Plourde estime que la réforme ne règle qu'une partie du problème et que la pratique s'est étendue trop rapidement depuis la pandémie.

Les pourboires et la pression sociale deviennent le coeur de la frustration

L'étude menée auprès de quarante-sept participantes et participants démontre que des commerces autrefois non associés au pourboire le réclament maintenant.
Des boulangeries aux garages, en passant par les chaînes rapides, la sollicitation se glisse partout et surprend de plus en plus les clientes et clients.
Plusieurs personnes affirment ressentir une forme de culpabilité lorsqu'un terminal affiche une suggestion de quinze, dix-huit ou vingt pour cent.
Les messages persuasifs et les options présélectionnées créent un malaise qui mine la relation entre le service rendu et le montant demandé.
Les plateformes de livraison comme Uber Eats ou Skip ajoutent à la confusion en appliquant leurs propres règles, ce qu'Option consommateurs considère comme une façon de contourner ouvertement l'esprit de la loi québécoise.
L'organisme a d'ailleurs déposé une plainte officielle pour forcer un encadrement plus strict.
Le rapport cite aussi un sondage national qui indique que plus de quatre personnes sur cinq au pays jugent que trop d'endroits demandent un pourboire.
Ce résultat illustre bien que la problématique dépasse les seules frontières du Québec et reflète une transformation culturelle apparue depuis la pandémie.
Option consommateurs presse le gouvernement d'agir plus fermement en clarifiant quels types de commerces devraient réellement solliciter un pourboire.
L'organisme souhaite que seuls les travailleurs qui reçoivent normalement des pourboires soient concernés et demande que l'origine et la destination de l'argent soient affichées clairement aux clientes et clients.
Cette discussion se poursuit au moment où plusieurs restaurants s'ajustent encore à la nouvelle réglementation.
Le débat ne concerne plus uniquement le montant laissé, mais aussi la légitimité des demandes.
Une grande partie du public souhaite un cadre clair et cohérent qui réduirait la pression ressentie quotidiennement.
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